Une nouvelle Loge de l'ORDRE du ROYAL SECRET à l'Orient de Nîmes

Le Mardi 11 octobre 2016, au Temple "lAcacia du Gard", à Nîmes, a eu lieu l'allumage des feux d'une nouvelle Loge de l'ORDRE DU ROYAL SECRET. Cette nouvelle Loge dénommée "La Rose Occitane n°3" est l'aboutissement du triangle formé en Janvier 2014, chez notre Très Illustre Frère Michel BUKY SERVANT. Le Très Puissant Souverain Grand Commandeur de l'Ordre, le Très Illustre Frère Jean-Louis SAUX a installé dans la chaire du roi Salomon, le Vénérable Maître André TORRÉS, par la cérémonie de "Maître es Arts et Sciences", telle que pratiquée au 18ème sièle. De nombreux Frères du Grand Orient de France, de la Grande Loge de France et de la G.L.N.F nous avaient fait l'honneur et le plaisr de leur présence pour partager avec nous cette cérémonie solennelle. Cette nouvelle Loge se réunira le deuxième Mardi de chaque mois et recevra tous les Frères visiteurs, quelle que soit leur obédience, désireux de partager nos travaux. 

Pour tout renseignement et inscription aux agapes suivant les tenues, contact: andre.torres11@orange.fr

 

Décés du Très Illustre Frère René DESPRATS

Le Souverain Grand Conseil des Sublimes Princes du Royal Secret pour la France - Ordre du Royal Secret, a la tristesse de vous faire part du passage à l’Orient Éternel du Très Illustre Frère René DESPRATS, survenu à Graulhet (Tarn) le Jeudi 17 Mars 2016, à l'age de 89 ans.

Initié le 20 Février 1963 à la Grande Loge de France, il suivit, en 1965 avec les Frères de sa Loge, le Grand Commandeur Charles RIANDEY et intégra la Grande Loge Nationale Française.

Vénérable en Janvier 1972 de la loge « Amour-Tradition-Connaissance n°112 », il intégra la juridiction du Suprême Conseil pour la France le 23 Avril 1968.

Couronné au 33ème degré le 7 Octobre 1975, il fut Grand Trésorier Général de Novembre 1975 à Mars 1979 puis Grand Secrétaire Général de Mars 1979 à Avril 1988.

Le 16 Septembre 1988, il démissionne du Suprême Conseil pour la France et fonde avec le Grand Commandeur Raoul L. MATTEI et sept autres Grands Inspecteurs Généraux 33ème, le Souverain Grand Conseil des Sublimes Princes du Royal Secret pour la France – Ordre du Royal Secret, afin de réveiller et de pratiquer le Rite du Royal Secret ou Rite de Perfection en 25 degrés qui fut la base et l’origine du R.E.A.A.

Il en restera le Souverain Grand Commandeur jusqu’au mois de Décembre 2013. Bien que Grand Commandeur « ad vitam », se sachant atteint de la maladie d’Alzheimer,  il préféra, dans sa grande honnêteté et droiture, « passer le flambeau » pour que l’Ordre créé en 1968 continue de vivre et de travailler dans la paix et l’harmonie, loin de « l’actualité maçonnique ».

Comme l’a écrit un de ses pairs : « René était de la race des grands capitaines, de ceux qui gardent le cap dans la tempête et qui ne confondent jamais stratégieavec manœuvre de couloirs. Grand travailleur, d'une scrupuleuse honnêteté intellectuelle, René doit rester pour nous l'image mêmede la droiture poussée parfois jusqu'à l'intransigeance pour ce qu'il croyait juste et raisonnable. »

Co-auteur avec Le T.I.F Claude GAGNE du dernier livre des mémoires de Raoul MATTEI « Mémoires d’un maçon franc », René DESPRATS fut pendant 53 ans un franc-maçon honnête, discret et fidèle à ses idées et servit de modèle à de nombreux Frères.

Une tenue funèbre en son honneur aura lieu au Temple de Graulhet le Jeudi 14 Avril 2016. Les Frères visiteurs désirant y participer doivent prévenir, au moins 5 jours avant, le secrétariat de l'Ordre, par e-mail ou par téléphone.

Gémissons, Gémissons, Gémissons, mais Espérons.

 

Jean-Louis SAUX, 33ème

Souverain Grand Commandeur

Prétentions sur le Rite de Perfection

Une mise au point historique

PRETENTIONS SUR LE RITE DE PERFECTION

 

Au mois de Mai 2014, sur le blog maçonnique « Hiram.be », une « organisation maçonnique » revendiquait « autorité et légitimité sur le Rit de Perfection sur l’ensemble du territoire national », en vertu d’une « patente  délivrée le 12 Avril 2014, par la Grande Loge Universelle Mixte du Rite Cerneau et son Suprême Conseil d’Orient et d’Occident, héritiers légitimes dudit Rite par filiation ininterrompu depuis Étienne Morin ».

Imbroglio invraisemblable que cette soi-disant patente du Rite de Cerneau concernant le Rite de Perfection.

Qui est  « la Grande Loge Universelle Mixte du Rite Cerneau et son Suprême Conseil d’Orient et d’Occident » ?

Voila ce que l’on trouve sur internet :

 

 « La Grande Loge Universelle Mixte du Rite de Cerneau (GLUMRC) a réveillé le rite de Cerneau (REAA version américaine) que le Suprême Grand Conseil d’Orient et d’Occident (Paris) détenait par filiation de Robert Ambelain/André Fages dans l’héritage souvent contesté des Rites Confédérés. Il s’agit surtout de maintenir ce dépôt initiatique d’un rite méconnu, parfois injustement décrié. le rite de Cerneau est en fait une copie quasiment conforme du REAA que Joseph Cerneau, un Français exilé aux Antilles puis aux Etats-Unis, a développé. Seuls les 31, 32 et 33ème degrés diffèrent légèrement. La contestation vient du fait que Joseph Cerneau a ouvert un Suprême Conseil 33 à New-York alors que d’aucuns disent qu’il n’avait une patente que pour les Antilles et Cuba. Aux Etats-Unis, ce rite est toujours très pratiqué. Un Atelier a déjà allumé ses feux en Asie et au moins un autre va prochainement allumer ses feux à Namur (Wallonie, Belgique). Les Frères et les Soeurs qui sont intéressé(es) par ce rite sont invité(e)s à contacter l’adresse électronique grandelogecerneau@gmail.com. La Grande Loge Universelle Mixte du Rite de Cerneau (GLUMRC) a vu ses statuts déposés à la préfecture des Yvelines le 08 juin 2010 avec mention de son activité : « ordre maçonnique, initiatique et traditionnel qui dirige et gère, en s’inspirant de la tradition, une organisation fraternelle maçonnique étagée en 33 grades ; son essence repose sur la Foi en un Principe ou Puissance Suprême, symboliquement et traditionnellement exprime sous le nom de ‘Grand Architecte de l’Univers’ (GADLU), sur l’amour fraternel et la croyance au perfectionnement moral possible de ses membres grâce a des moyens reçus en héritage de l’humaniste Robert Ambelain.« Sur la Page Facebook de la Grande Loge Universelle Mixte du Rite de Cerneau (GLUMRC), on peut en apprendre un peu plus sur cette obédience. »

 

La GLUMRC est une obédience créée en 2010, on ne sait pas trop par qui. Aucun nombre de Loge, ni d’effectif. Seulement une référence à une adresse Facebook. Son « Suprême Conseil d’Orient et d’Occident » n’apparait nulle part, ni en tant qu’association, ni en faisant état de la qualité des membres qui le compose.

 

Venons-en à cet « héritage des Rites confédérés »

« Le Suprême Conseil des Rites Confédérés des Etats-Unis était l’antenne américaine du Grand Conseil des Rites Unis, fondé au début de l’année 1845 à Edimbourg et groupant à peu près tous les Rites maçonniques connus (Cf., R.S Lindsay, 33ème, Grand Secrétaire Général du Suprême Conseil du Rite Ecossais Ancien Accepté pour l’Ecosse, en son ouvrage « Le Rite Ecossais pour l’Ecosse », page 106).

Il est également cité, sous le nom de "Souverain Collège des Degrés Maçonniques Unis", (traduction Française), par la « Cyclopaedia of Fraternities » – 2ème édition 1907, page 67), in « Etude sur la Franc-Maçonnerie Américaine » de Arthur Preuss (Saint-Louis, USA, 1908).

Le 30 septembre 1919, le Suprême Conseil des Rites Confédérés des États-Unis adressa à Jean Bricaud, successeur de Charles Détré (Teder), une patente lui conférant les pouvoirs de constituer des loges, chapitres, etc, au Rite de Cernau (équivalent au Rite Ecossais Ancien Accepté), au Early Grand Scottish Rite (Rite Ecossais Primitif), et au Rite de Misraïm.

Cette patente du 30 septembre 1919, délivrée à Jean BRICAUD par le Suprême Conseil des Rites Confédérés des Etats-Unis, est citée par Albert Lantoine en sous ouvrage « La Franc-Maçonnerie chez elle » (page 298, éd. Slatkine, Genève, 1981, 2ème édition revue et augmentée).

Albert Lantoine, Grand-Officier du Suprême Conseil de France du Rite Ecossais Ancien Accepté, ne met pas en doute la réalité de cette patente et, par voie de conséquence, la valeur maçonnique de l'autorité qui la délivra. Cette patente fut par la suite également citée par Albert Cools dans son essai sur « l'Histoire du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm en France » (juin 1971).

La patente du 30 septembre 1919, et les archives correspondantes, furent saisies par la Gestapo en septembre 1941 par le truchement de la Milice du gouvernement de Vichy et n'ont jamais pu être récupérées. Le 26 mars 1944, Constant CHEVILLON, successeur de Jean BRICAUD, était arrêté par la police politique de Vichy, et assassiné dans la nuit qui suivit, à Lyon. »

Là encore, pas de patente, disparition des preuves, donc un grand flou sur qui a créé ce Suprême Conseil des Rites Confédérés, avec quelle autorité, nul ne le sait.

Cette patente viendrait, selon le communiqué, de la succession de Robert Ambelain. Quelle est donc cette succession et qui était réellement Ambelain ? Pour comprendre, il faut faire un peu l’historique de l’Eglise Gnostique, de l’ordre Martinisme et du Rite de Memphis Misraïm en France.

« Jules DOINEL

Jules Doinel fonda, en 1890, l'Église gnostique universelle, et décréta l'an 1890 « l'an 1 de la Restauration de la Gnose ». Lors d'un synode, tenu le 12 septembre 1893, il fut élu Patriarche sous le nom mystique de Valentin II, en hommage à Valentin, le plus grand des gnostiques. Cependant, en 1894, il démissionna de sa fonction. Sous le pseudonyme de Jean Kostka, Doinel publia Lucifer démasqué (1995), dirigé contre les occultistes et certains francs-maçons. Léonce Fabre des Essarts devint Patriarche sous le nom de Tau Synésius le 3 janvier 1896. Ultérieurement, en 1896, Jules Doinel réintégra l'Église Gnostique en tant qu'évêque d'Alet et de Mirepoix, vu qu'entre temps il avait fixé sa résidence à Carcassonne, où il avait été nommé bibliothécaire.

À la fin du xixe siècle, il y avait des sièges de l'Église Gnostique dans seize villes de France, dont Paris, mais d'autres aussi en Pologne (Varsovie), en Belgique, en Bohème, et en Italie (Milan,Concorezzo).

Des occultistes connus adhérèrent à l’Eglise Gnostique. On peut citer, entre autres, Papus, Sédir, Lucien Chamuel, Louis Sophrone Fugairon, Jean Bricaud, Déodat Roché.

René Guénon, qui s'était fait consacré évêque d'Alexandrie sous le nom de Tau Palingenius, fit un passage très éphémère dans l'Église Gnostique de Doinel; selon lui, cette église ne bénéficiait d'aucune transmission authentique.

 

Jean BRICAUD

En 1901Léonce-Eugène Fabre des Essarts (1848-1917) consacre Jean  Bricaud évêque de Lyon, dans l'Eglise Gnostique (ou Eglise Gnostique Valentinienne) fondée par Jules Doinel en 1890, sous le nom de "Tau Johannes".

En 1907, Bricaud rompit avec Fabre des Essarts pour fonder sa propre branche de l'Église Gnostique. Bricaud, Fugairon et Encausse [Papus], dans une première tentative, nommèrent leur branche de l'Église : l'Église Catholique Gnostique. Après 1907, afin de clairement distinguer les deux branches de l'Église Gnostique, celle de Fabre des Essarts fut connue sous le nom d'Église Gnostique de France. En février 1908, le synode épiscopal de l'Église Catholique Gnostique se réunit et élit Bricaud comme Patriarche sous le nom de "Jean II". En 1908 l'Église Catholique Gnostique voit son nom changer en Église Gnostique Universelle." En 1911Papus fait de cette Église l'Église officielle du Martinisme. En 1960Robert Ambelain change le nom d’« Église Gnostique Universelle » en « Église Gnostique Apostolique.

Jean Bricaud devient aussi franc-maçon du rite de Memphis Misraïm. Il est, un temps, le disciple du Maître Philippe de Lyon. Il est ordonné prêtre le [25 juillet]] 1912 par Monseigneur Louis-Marie Giraud, évêque de l'Église gallicane, et obtient, le 21 juillet 1913, la "consécration épiscopale" du même évêque, à la mine Saint-Amand, près d'Ambert (Puy-de-Dôme). Dès lors le renouveau gnostique dit relever d'une "succession apostolique", selon une mode en cours dans certains milieux occultistes de cette époque: mais, bien évidemment l'Église gallicane n'étant point celle deRome (et étant au moins partiellement reliée au mouvement théosophiste), la validité de cette "succession apostolique" est nulle au regard du catholicisme romain.

En 1914, Jean Bricaud reprend, à Lyon, et à la suite de Teder (Charles Détré), le mouvement martiniste sur la base des accords de 1911, et les règles de recrutement de Willermoz. Jean Bricaud est nommé légat de l'Ordre Martiniste pour la province de Lyon. Il devient également Grand Maître de Memphis, patriarche de l'Église gnostique universelle, et président de la société occultiste internationale. Il désigne Constant Chevillon comme son successeur martiniste en septembre 1932.

Jean Bricaud meurt le 21 février 1934. Il est enterré le 24 février à Francheville, près de Lyon. C'est au domicile de l'épouse de Jean Bricaud, en 1944, que Constant Chevillon sera arrêté puis assassiné par la Gestapo, selon des modalités qui restent énigmatiques.

 

Constant CHEVILLON

Le 24 Février 1934, il succède à Jean Bricaud (décédé le 21 Février) et devient Grand Maître de l’Ordre Martiniste et de Memphis-Misraïm. Nommé recteur de la Rose Croix Kabbalistique et Gnostique (frater à Véra Luce). Patriarche de l’Eglise Gnostique Universelle.

Eugénie Bricaud lui succède à la direction de la Société Occultiste Internationale.

Le 21 Octobre, lors de l’Assemblée du Souverain Sanctuaire qui se tient à Bordeaux, il nomme Henri-Charles Dupont, Grand Chancelier. Il organise la dimension internationale de l’ordre mais rencontre l’opposition de Georges Lagrèze.

Il est arrêté et assassiné par la Gestapo en 1944.

Henri-Charles Dupont

Il prend la suite de Constant Chevillon en 1944 et devient Grand Maître mondial de Memphis Misraïm et de l’ordre Martiniste dit « de Lyon ». Le 13 Aout 1960, deux mois avant sa mort, il nomme Philippe d’Encausse (Papus) à la tête de l’Ordre Martiniste et Robert Ambelain, Grand Maître de Memphis Misraïm.

Robert Ambelain

Apprenti en 1939 à la R.L « la Jérusalem des vallées Egyptiennes », son parrain n’est autre que Constant Chevillon. Nommé Compagnon et Maître le même jour, le 24 juin 1941, il est chargé, par Camille Savoire, René Wibaux et Georges Lagrèze, de maintenir le rite de Memphis Misraïm dans la clandestinité pendant l’occupation allemande. Il constitue avec des membres de diverses obédiences ralliées à la résistance, la Loge Alexandrie d’Egypte, puis plus tard son chapitre qui fonctionne de façon rituelle à son domicile. Pour mener à bien sa tâche, il se fera communiquer :

-        Tous les degrés du Rite Ecossais Ancien et Accepté jusqu’au 33ème inclus.

-        Tous les degrés du Rite Ecossais rectifié, y compris ceux de l’Ordre intérieur, Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte, profès et Grand Profès.

-        Tous les degrés du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm, 95° inclus.

-        Tous les degrés du Rite Suédois jusqu’au Chevalier du Temple.

Bel exemple d’opportunisme pour un collectionneur de titres !

En 1962 il deviendra Grand Maître Mondial du Rite de Memphis Misraïm. En 1984, il démissionne, abandonne sa fonction et devient Grand maître Mondial honoraire.

En 1958, après la fondation de la GLTSO (Grande Loge Opéra), dissidente de la GLNF, Robert Ambelain, Philippe Encausse et leurs fidèles respectifs vont intégrer Opéra où deux Loges : la France et l’Arche d’Alliance, seront des foyers martinistes. Ils retrouveront là, quelques grands noms comme Pierre de Ribeaucourt et son fils Edouard, Vincent Planque, Victor Michon, etc.

En 1968, Robert Ambelain « excommunie » le martinisme de Philippe Encausse en créant l’Ordre Martiniste Initiatique. De même, il transmet tous ses pouvoirs de Patriarche de l’Eglise Gnostique Apostolique, qu’il a fondé, à André Mauer. »

Après la mort de Constant Chevillon et la disparition de la patente du Suprême Conseil des Rites Confédérés, Ambelain se déclara héritier légitime du Rite Ecossais Primitif, du Rite de Cerneau et de l’Ordre Royal d’Ecosse. Ayant nommé Gérard KLOPPEL comme son successeur, Ambelain annulera, en 1991, toutes les patentes qu’il lui avait attribuées. Le 16 Février 1992, il nomme André Fages, Grand Maître, mais en 1993, après l’avoir accusé d’avoir fomenté une fatwa à son encontre, il le radie et annule tous ses titres. Fages n’en tient pas compte et en 1998, à la mort de Robert Ambelain, se fait nommer Grand Maître. Fabrice O’Driscol lui succède et a sa mort le Rite Primitif disparait.

Depuis, sans aucun fondement, différentes « obédiences » se réclament de la succession Ambelain, sans aucune preuve et les procès se succèdent.

Je vous laisse donc juge de la valeur de la prétendue « patente du Rite de Cerneau », donnant « pouvoir sur le Rite de Perfection ».

En fait tous les SGIG 33ème réguliers sont habilités à pratiquer le Rite de perfection puisqu’il est inclus dans le Rite Ecossais Ancien et Accepté. Il suffit de se reporter à la première partie (rarement publiée) des Grandes Constitutions de 1786 qui régissent le REAA et qui s’intitulent :

VÉRITABLES INSTITUTS SECRETS ET BASES FONDAMENTALES

DE L’ORDRE

DES ANCIENS FRANCS-MACONS-UNIS

ET

GRANDES CONSTITUTIONS DU RIT-ANCIEN-ACCEPTÉ-ÉCOSSAIS

On y trouve le paragraphe suivant :

« …..Ces raisons et d’autres connues non moins graves nous imposent donc le devoir d’assembler et de réunir en un seul corps de Maçonnerie tous les RITES du Régime ECOSSAIS dont les doctrines sont, de l’aveu de tous, à peu près les mêmes que celles des anciennes Institutions qui tendent au même but, et qui, n’étant que les branches principales d’un seul et même arbre, ne diffèrent entre elles, que par des formules, maintenant connues de plusieurs, et qu’il est facile de concilier. Ces Rites sont ceux connus sous le nom de Rit Ancien, d’Hérédom ou d’Hairdom, de l’Orient de Kilwinning, de Saint-André, des Empereurs d’Orient et d’Occident, des Princes du Royal Secret ou de Perfection, de Rit Philosophique et enfin de Rit Primitif, le plus récent de tous.

Adoptant, en conséquence, comme base de notre réforme salutaire, le titre du premier de ces Rites et le nombre des Degrés de la hiérarchie du dernier, nous les DÉCLARONS maintenant et à jamais réunis en un seul ORDRE qui, professant le Dogme et les pures Doctrines de l’antique Franche-Maçonnerie, embrasse tous les systèmes du Rite Ecossais sous le nom de RIT ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ…… »

Ce texte traduit du latin et découvert dans le livre d’or du comte de Grasse-Tilly, fut largement commenté par Alain BERNEIM et bien qu’il soit certainement postérieur à la date mentionnée dessus, il est un élément incontournable des Grandes Constitutions du REAA.

En conclusion, personne ne peut revendiquer l’exclusivité du Rite de Perfection en France. Nous ne l’avons jamais fait, nous n’avons fait que constater que nous pratiquons ce Rite depuis 1988, date de son réveil au sein du Souverain Grand Conseil des Sublimes Princes du Royal Secret pour la France (Ordre du Royal Secret), par 9 Souverains Grands Inspecteurs Généraux, 33ème, couronnés par un Suprême Conseil régulier (Le Suprême Conseil pour la France). Tout le monde ne peut pas en dire autant !

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